Les missions d'appui
Le contexte
Aujourd’hui, il n’existe pas de dispositif structuré pour compenser l’absence d’expertise sur le métier ou le management. Les caisses nationales déploient des actions temporaires mais il s’avère parfois compliqué de trouver des ressources qui sont prêtes à s’engager pour 3 ou 6 mois sur une mission spécifique.
Les objectifs poursuivis par le groupe
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Les actions mises en place |
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Dans un contexte où les difficultés de recrutement au sein des organismes outre-mer sont très élevées, ce chantier vise à répondre aux problématiques de mobilisation de ressources temporaires en mission d’appui au sein des branches du RGSS et de la MSA.
Jean Xavier et Gwenaëlle, co-pilotes de ce chantier, vont nous parler des enjeux de ce chantier, des problèmes auxquels ils ont été confrontés et des perspectives que le groupe a proposées.
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Interview de Jean Xavier BELLO Directeur de la CGSS de Guyane |
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Interview de Gwenaëlle FAVRE Sous-Directrice RH Réseau URSSAF Caisse Nationale |
Jean -Xavier BELLO
Ce chantier permet de travailler dans un collectif qui rassemble les caisses nationales et les CGSS pour partager un état des lieux, identifier les objectifs et les solutions. Face aux spécificités des CGSS et de la CSS Mayotte cette démarche est essentielle car elle permet de dépasser les approches empiriques pour structurer une démarche professionnelle.
Ainsi, le fait de recourir à des missions d’appui ne doit pas être vu comme une démarche atypique, mais s’inscrire dans une approche professionnelle maîtrisée. C’est également une source d’enrichissement pour l’ensemble des acteurs et donc pour le réseau.
Gwénaëlle FABRE
La raison d’être de ce chantier part :
Plusieurs objectifs ont été assignés à notre groupe, composé d’une pluralité d’acteurs – représentants d’organismes d’outre-mer, de caisses nationales et de l’UCANSS :
Se pencher sur la question de l’attractivité des missions, des leviers incitatifs, et la valorisation de celles-ci dans le parcours professionnel du salarié
Jean Xavier BELLO
Le recours aux missions d’appui concerne tous les organismes ultra marins mais a des fréquences différentes. Sans surprise, la Guyane et MAYOTTE se distinguent par le volume plus conséquent de ces missions. La taille de l’organisme joue un rôle évident ainsi que les contraintes liées aux spécificités du territoire (retard économique et social, violence, accès à l’éducation et aux soins...) qui rendent difficile les recrutements d’experts. Ces missions sont le plus souvent indispensables pour éviter des ruptures dans l’activité. Pour tous les organismes ces missions permettent également de porter les changements pour diffuser sur place les expertises.
Pour autant, ces missions d’appui ne bénéficient pas d’un cadre normalisé. Les solutions étaient trouvées au cas par cas.
Gwénaëlle FAVRE
L’état des lieux établi par le groupe nous a permis d’appréhender les principales particularités propres aux territoires ultra-marins et, au sein de ceux-ci, aux organismes de Sécurité sociale eux-mêmes, nécessitant de fait des réponses adaptées.
Le groupe a confirmé la plus-value des appuis externes temporaires pour garantir la continuité d’activité et améliorer la maîtrise technique des équipes locales.
Nous sommes parvenus à proposer un cadre et des modalités de mobilisation des ressources en mission d’appui homogènes au travers des dispositions légales, réglementaires et conventionnelles activables. Une trame type de convention a d’ailleurs été bâtie par le groupe.
Sur la question de l’attractivité des missions et de valorisation dans le parcours professionnel, mais aussi de constitution et de gestion d’un vivier de personnes mobilisables pour intervenir en mission d’appui, plusieurs pistes ont été partagées dont certaines ont d’ores et déjà été mises en œuvre :
Recueillir les éventuels souhaits de participation à des missions d’appui en s’appuyant sur les services RH locaux ou dans le cadre des entretiens de carrière pour les agents de direction.
Jean -Xavier BELLO
Le suivi et l’évaluation de la mission est une étape importante. Les missions proposées par les CGSS/CSSM sont exigeantes, tant sur l’expertise que sur les capacités d’adaptation. Les missionnaires témoignent très souvent de la richesse de cette expérience et de cette confrontation à un environnement difficile mais également très stimulant. Il nous faut donc savoir évaluer et reconnaître les compétences déployées et acquises lors de ces missions.
Gwénaëlle FAVRE
La question de l’attractivité des missions d’appui et de leur valorisation dans le parcours professionnel, ainsi que celle relative à la constitution et la gestion d’un vivier de personnes mobilisables, restent ouvertes.
Différentes pistes ont été proposées par le groupe et ont vocation à trouver une traduction concrète dans les mois à venir consécutivement aux arbitrages pris par nos décideurs, à l’instar de l’enquête lancée très récemment par l’UCANSS pour recenser les personnes intéressées par des fonctions en outre-mer et plus modestement par des interventions en mission d’appui sur des domaines connus et maîtrisés.